Formation SSCT CSE
Formation SSCT CSE : exercer son mandat de membre du CSE en santé, sécurité et conditions de travail dans les entreprises de 11 à 299 salariés.
Le cadre légal prévoit que les membres du CSE bénéficient d'une formation en santé, sécurité et conditions de travail. Cette formation est prise en charge par l'employeur dans les conditions prévues par les textes.
Cette formation s'adresse aux membres du CSE, élus titulaires, élus suppléants et élus nouvellement désignés qui prennent leur mandat dans les entreprises de 11 à 299 salariés.
On y traite les sujets fondamentaux du mandat : rôle et missions SSCT du CSE, cadre juridique de la prévention, identification et analyse des risques, DUERP et PAPRIPACT, analyse des accidents et arbre des causes, communication avec la direction et RPS-QVCT.
Sur 5 jours, chaque participant retravaille les sujets réels de son entreprise et repart avec un plan d'action SSCT incluant priorités du mandat, grilles d'inspection et méthode d'analyse d'accident.
Pas de cours juridique déconnecté. On travaille les situations concretes apportées par les élus : DUERP à réviser, accident récent à analyser, signalement de salarié à traiter, dialogue tendu avec la direction.
Membres du CSE souhaitant monter en compétences
Cette formation est faite pour vous si vous êtes :
Un·e membre du CSE (titulaire ou suppléant·e)
Un·e membre de la CSSCT
Un·e élu·e nouvellement mandaté·e
Un·e collaborateur·rice exposé·e à des risques professionnels
Ce qui change dans votre mandat d'élu CSE après 5 jours de formation
- Vous exercez vos missions SSCT avec un cadre juridique clair sur les rôles, les droits et les responsabilités.
- Vous participez aux inspections avec des grilles d'analyse, plutôt que d'arriver en simple observateur.
- Vous lisez et contribuez au DUERP et au PAPRIPACT, en posant des propositions étayées.
- Vous conduisez une analyse d'accident avec l'arbre des causes pour remonter aux facteurs organisationnels réels.
- Vous dialoguez avec la direction sur des bases factuelles, plutôt que par opposition ou par alignement automatique.
- Des situations réelles de mandat : chaque élu arrive avec deux ou trois sujets vécus dans son CSE (DUERP à contester, accident à analyser, alerte sur une situation sensible).
- Des outils méthodologiques : grille d'inspection, méthode d'analyse d'accident, arbre des causes, hiérarchie des mesures de prévention, trame de communication élu-direction.
- Des mises en situation guidées : visite d'inspection, conduite d'entretien post-accident, négociation d'une proposition d'action avec la direction, accueil d'une saisine de salarié.
- Un plan d'action SSCT individuel qui décline les priorités du mandat sur les douze prochains mois, avec indicateurs de suivi et modalités opérationnelles.
- Un format intra-entreprise qui colle aux spécificités de votre activité : risques propres au secteur, organisation du CSE, historique des accidents, niveau de dialogue social existant.
Votre formation est animée par un formateur-praticien avec 8 ans d'expérience terrain en accompagnement de CSE et d'élus du personnel. Il intervient en entreprise, pas depuis une salle de cours. Il a accompagné des CSE en santé, dans l'industrie, dans le tertiaire et dans les services soignants, sur tous les sujets SSCT.
10 modules sur 5 jours, avec mises en pratique à chaque étape
Beaucoup d'élus démarrent leur mandat SSCT sans savoir précisément ce qui relève d'eux et ce qui relève de l'employeur. Ce premier module pose les fondamentaux du rôle : missions SSCT du CSE, répartition des attributions, articulation avec les autres acteurs (employeur, médecin du travail, inspection du travail, services de prévention). Il aborde aussi les droits spécifiques des élus en SSCT : heures de délégation, libre circulation, droit d'alerte, protection.
Activité : analyse en sous-groupes d'un cas concret de saisine SSCT. Chaque groupe identifie qui agit, sur quel fondement et avec quels moyens, avec débrief structuré sur la répartition des rôles.
%%Comprendre son rôle est une base. Reste à maîtriser le cadre juridique qui encadre la prévention. Le module suivant entre dans le cœur de l'arsenal réglementaire.%%
Le cadre juridique de la prévention est dense, mais quelques principes structurent toute la matière. Ce module travaille les obligations de l'employeur en matière de santé et de sécurité, les neuf principes généraux de prévention, les responsabilités civiles et pénales possibles, et la place spécifique du CSE et de ses membres dans cette architecture. Il aborde aussi les risques contentieux et la façon dont la jurisprudence interprète les obligations de prévention. L'objectif est de donner aux élus les repères utiles pour argumenter avec rigueur, pas de transformer chacun en juriste.
Activité : étude de jurisprudences récentes en SSCT. Les participants identifient les enseignements concrets pour leur mandat, avec débrief sur les leviers d'action que cela ouvre.
%%Connaître le cadre protège. Mais la prévention réelle commence quand un salarié est en difficulté. Le module suivant traite la protection des salariés et les situations critiques.%%
Le mandat SSCT prend tout son sens dans la protection concrète des salariés. Ce module travaille les situations critiques : danger grave et imminent (procédure d'alerte, registre, suites données), droit de retrait, accidents du travail et maladies professionnelles, harcèlement, situations de souffrance au travail. Il aborde aussi la posture du membre du CSE face à un salarié qui sollicite l'élu : écoute, qualification factuelle, orientation, traçabilité sans qualification hâtive. Pour les élus qui voudront prolonger sur la prévention spécifique du harcèlement, notre formation référent harcèlement sexuel du CSE est un complément direct.
Activité : mise en situation — réception d'une saisine de salarié sur une situation potentiellement dangereuse, conduite de l'entretien, formalisation de l'alerte et orientation vers les bons acteurs.
%%Protéger les salariés en situation critique est réactif. Reste à développer une vraie capacité d'analyse préventive. Le module suivant entre dans l'identification et l'analyse des risques professionnels.%%
Lire les risques d'une entreprise demande une méthode. Ce module pose les familles de risques professionnels (risques physiques, chimiques, biologiques, organisationnels, psychosociaux, routiers), les mécanismes d'apparition d'un dommage, et les outils d'analyse. Il aborde le travail réel versus travail prescrit : un risque est souvent invisible dans les procédures écrites et n'apparaît que dans l'observation des situations concrètes de travail. Les élus apprennent à conduire une visite d'inspection structurée avec une grille d'observation préparée.
Activité : préparation d'une inspection terrain sur un cas réel. Chaque sous-groupe construit sa grille d'observation, identifie les indicateurs à vérifier et les personnes à interroger, avec débrief sur la méthodologie.
%%Identifier les risques est un premier pas. Reste à traduire cette analyse en actions de prévention pertinentes. Le module suivant travaille la construction d'actions de prévention efficaces.%%
Beaucoup d'actions de prévention restent superficielles parce qu'elles s'attaquent aux symptômes plutôt qu'aux causes. Ce module travaille la hiérarchie des actions de prévention : suppression du risque à la source, substitution, protection collective, protection individuelle, formation. Il aborde aussi la construction d'actions évaluables avec indicateurs, calendrier et responsabilités définies. Le piège classique est de multiplier les EPI quand le risque pouvait être supprimé à la source par une modification d'organisation.
Activité : construction d'un plan d'action sur un risque identifié, avec application de la hiérarchie des mesures et formalisation des indicateurs de suivi.
%%Les actions de prévention prennent vie quand elles s'inscrivent dans un document de référence partagé. Le module suivant entre dans le DUERP et le plan d'action.%%
Le DUERP est l'outil central de la prévention en entreprise. Ce module travaille la lecture critique d'un DUERP : complétude, qualité de l'évaluation, hiérarchisation des risques, mise à jour. Il aborde aussi le PAPRIPACT (plan d'action annuel de prévention des risques) et la concertation entre les élus et l'employeur sur ces documents. Les élus apprennent à formuler des propositions d'évolution, à argumenter des ajouts ou des modifications, et à suivre la réalisation effective des actions inscrites. Le DUERP n'est pas un document administratif : c'est un levier d'action si les élus s'en saisissent.
Activité : analyse critique d'un DUERP type. Les participants identifient les forces, les manques et les leviers d'amélioration managériale au niveau de l'entreprise.
%%Le DUERP traite la prévention en amont. Mais quand l'accident survient, l'analyse a posteriori devient essentielle. Le module suivant entre dans l'analyse des accidents du travail.%%
Un accident du travail bien analysé produit des améliorations durables. Mal analysé, il repète les mêmes scénarios. Ce module pose les principes de l'analyse d'accident : objectif de prévention plutôt que de sanction, recueil factuel des faits avant interprétation, distinction entre causes immédiates et causes profondes. Il aborde la place du CSE dans l'analyse, la conduite des entretiens avec les témoins, et la documentation rigoureuse des constats.
Activité : reconstitution d'un accident réel (cas anonymisé). Les sous-groupes mettent en pratique la conduite d'entretiens, le recueil factuel et la chronologie détaillée des événements.
%%Recueillir les faits est un premier niveau. La vraie valeur d'une analyse vient quand on remonte aux facteurs organisationnels profonds. Le module suivant travaille l'arbre des causes.%%
L'arbre des causes est l'outil de référence pour identifier les facteurs profonds d'un accident. Ce module entraîne sa construction méthodique : remonter de l'événement final aux faits antérieurs, identifier les liens de causalité, distinguer les faits des interprétations. Il aborde aussi la traduction en actions correctives : pour chaque branche, quelle action de prévention permettrait d'éviter la répétition. Une partie est consacrée à la communication des résultats auprès de la direction et des salariés, sans accusation personnelle ni dérive dénonciative.
Activité : construction collective d'un arbre des causes complet sur un cas réel, avec proposition d'actions correctives priorisable et discussion des résistances possibles à leur mise en œuvre.
%%Une analyse rigoureuse est utile, mais elle suppose de savoir la défendre face à la direction. Le module suivant entre dans la communication, la négociation et la gestion des tensions.%%
L'efficacité d'un élu SSCT dépend largement de sa capacité à dialoguer et négocier. Ce module travaille les fondamentaux de la communication élu-direction : argumenter sur des faits, distinguer les positions des intérêts, formuler des demandes précises, ouvrir des marges de manœuvre sans renoncer aux objectifs. Il aborde aussi la gestion des tensions en réunion plénière, le traitement des désaccords ouverts, et la posture face à une direction évasive ou hésitante. Une partie est consacrée à l'articulation entre élus : comment construire une position commune, comment ne pas exposer les désaccords internes en séance.
Activité : mise en situation — défense d'une proposition d'action de prévention face à une direction réticente, avec débrief structuré sur la posture, l'argumentation et le traitement des objections.
%%Communiquer efficacement est un levier majeur. Reste à traiter les sujets spécifiques que sont les RPS, la QVCT et le fonctionnement opérationnel du CSE. Le dernier module rassemble tout.%%
Les RPS et la QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail) sont devenus des sujets centraux des mandats SSCT. Ce module travaille les familles de RPS (stress, surcharge, harcèlement, isolement, sens), leur identification et leur prévention, en lien avec la QVCT comme cadre constructif. Il aborde aussi le fonctionnement opérationnel du CSE en SSCT : préparation des réunions, ordre du jour, articulation avec les autres réunions du CSE, suivi des actions, communication aux salariés. Pour les élus qui exerceront un deuxième mandat, notre formation SSCT CSE renouvellement est la suite logique à l'issue du premier mandat.
Activité : construction d'un plan d'action SSCT pour les douze prochains mois. Chaque participant formalise ses priorités, les modalités de leur mise en œuvre et les indicateurs de suivi qu'il portera dans son CSE.
%%Pour aller plus loin sur le rôle économique et organisationnel du CSE au-delà de la SSCT, notre formation économique CSE est la suite naturelle pour structurer l'ensemble du mandat.%%
Ce que vos élus font différemment après cette formation
- Ils participent aux inspections avec des grilles structurées, plutôt qu'en simples observateurs.
- Ils lisent et contribuent au DUERP et au PAPRIPACT avec des propositions étayées, pas par opposition de principe.
- Ils analysent les accidents avec l'arbre des causes pour remonter aux facteurs organisationnels réels.
- Ils dialoguent avec la direction sur des bases factuelles, ce qui change la qualité des négociations.
- Ils traitent les RPS avec la même rigueur que les risques physiques, dans un cadre QVCT constructif.
Prenons le temps d’échanger sur vos besoins et vos contraintes. Ensemble, construisons une formation qui fera vraiment la différence.












