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Quel est le meilleur style de management ?

Quel est le meilleur style de management ?

En résumé :

Il n’existe pas un style “parfait” qui marche partout. Ce qui marche, c’est un management adaptatif (proche du management situationnel) : savoir changer de mode selon le contexte. Dans cet article, vous allez comprendre la différence entre un management “au naturel” et un management “en situation”, découvrir une grille simple avec 4 modes (structurer, dynamiser, associer, responsabiliser), et utiliser un diagnostic rapide pour choisir le bon mode. À la fin, vous saurez quoi activer, quand, et comment, sans vous perdre.

Table des matières
Quel est le meilleur style de management ?
Management & Leadership

Réponse courte : le meilleur style ? C’est celui qui s’adapte. Un bon manager ajuste sa façon de manager selon l’équipe et la situation.

« Le meilleur style de management, c’est l’adaptation. »

À retenir

  • Le bon critère : adapté / pas adapté.
  • Un manager efficace sait basculer entre 4 modes.
  • Vous changez de mode, vous expliquez le pourquoi, puis vous agissez.

1- Le vrai problème : chercher le meilleur style vous piège

Chercher “le meilleur style” pousse souvent à se coller une étiquette : participatif, directif, bienveillant, etc.

Le problème, c’est que le terrain ne respecte pas les étiquettes. Une équipe peut être autonome sur un sujet, perdue sur un autre.

Un contexte peut être stable un mois, puis devenir urgent le mois suivant.

Les erreurs les plus fréquentes :

  • Rester coincé dans un style unique (“je fonctionne comme ça”).
  • Changer brutalement sans expliquer (l’équipe perd ses repères).
  • Opposer performance et relationnel, comme si l’un détruisait l’autre.

Constat que nous faisons régulièrement sur le terrain chez Kepsom : dans l’accompagnement de managers, le déclic le plus fréquent, c’est celui-ci : arrêter de vouloir être “un type de manager”… et apprendre à faire le bon choix au bon moment.

2- Manager “au naturel” vs manager “en situation”

Voici une distinction qui clarifie tout : manager “au naturel”, c’est faire ce qui vous ressemble et vous est confortable. Manager “en situation”, c’est choisir ce dont l’équipe a besoin, même si ce n’est pas votre réflexe.

Tableau comparatif

Avant de choisir un mode de management, il faut clarifier ce qui vous guide : votre confort ou le contexte.

Ce tableau vous donne un repère rapide pour basculer vers un management plus adapté.

ÉLÉMENT Manager “au naturel” (style préféré) Manager “en situation” (mode adapté)
But Être fidèle à soi. Servir l’équipe, ici, maintenant.
Question “Je suis quel manager ?” “Qu’est-ce qui est nécessaire ?”
Piège Rester coincé dans un style. Changer sans expliquer le pourquoi.
Ce qui guide Habitudes, confort, valeurs perso. Contexte, urgence, maturité, clarté.
Ce qu’on voit Les mêmes réflexes, tout le temps. Passage entre 4 modes.
Quand ça marche Contexte stable, peu de pression. Changement, flou, tension, crise.
Mesure Ambiance, popularité, ressenti. Résultats, relations, autonomie.
Phrase repère “Je suis comme ça.” “Je choisis ce qui aide.”

« Un manager efficace ne cherche pas à être constant. Il cherche à être utile. »

3- Les 4 modes : votre boîte à outils

« Vous ne changez pas de personnalité. Vous changez de mode. »

Mode But 3 actions clés Surdosage (à éviter)
Mode 1 : Structurer Clarifier et cadrer pour que ça avance.
  • Clarifier qui fait quoi.
  • Fixer 3 priorités maximum.
  • Mettre un rythme de suivi simple.
Micro-contrôle, règles inutiles.
Mode 2 : Dynamiser Remettre de l’énergie et du mouvement.
  • Rappeler le pourquoi.
  • Fixer un objectif court.
  • Valoriser un progrès visible.
Pression permanente, agitation.
Mode 3 : Associer Créer de l’adhésion et de la coopération.
  • Poser une question claire.
  • Faire émerger 3 options.
  • Trancher et tester sur une durée courte.
Réunions sans décisions.
Mode 4 : Responsabiliser Augmenter l’autonomie sans disparaître.
  • Donner un résultat attendu.
  • Définir une marge de manœuvre.
  • Poser un point de contrôle simple.
Délégation-abandon.

Diagnostic express : choisir le bon mode en 2 minutes

Avant de changer de mode, ne partez pas de votre humeur. Partez d’un symptôme observable. Ce diagnostic vous aide à identifier le besoin principal de l’équipe : clarté, énergie, adhésion, autonomie.

Les 12 questions

Répondez vite. La majorité de “oui” vous donne le mode à activer.

A

CLARTÉ → Structurer

  • Les priorités changent sans arrêt ?
  • Les rôles et responsabilités sont flous ?
  • Malentendus récurrents sur “qui fait quoi” ?
B

ÉNERGIE → Dynamiser

  • L’équipe fait le job “sans envie” ?
  • Objectifs trop lointains ou trop flous ?
  • Fatigue, lassitude, perte de rythme ?
C

ADHÉSION → Associer

  • Décisions appliquées à moitié ?
  • Résistances passives (“oui oui” puis rien) ?
  • L’équipe ne comprend pas le sens / n’y croit pas ?
D

AUTONOMIE → Responsabiliser

  • On vous sollicite pour des décisions simples ?
  • Rien n’avance sans votre validation ?
  • Vous êtes devenu le point de passage obligatoire ?

A) CLARTÉ (→ Structurer)

  • Est-ce que les priorités changent sans arrêt ?
  • Est-ce que les rôles et responsabilités sont flous ?
  • Est-ce qu’on a des malentendus récurrents sur “qui fait quoi” ?

B) ÉNERGIE (→ Dynamiser)

  • Est-ce que l’équipe fait le job “sans envie” ?
  • Est-ce que les objectifs sont trop lointains ou trop flous ?
  • Est-ce qu’on sent de la fatigue, de la lassitude, ou une perte de rythme ?

C) ADHÉSION (→ Associer)

  • Est-ce que les décisions sont appliquées à moitié ?
  • Est-ce qu’il y a des résistances passives (“oui oui” puis rien) ?
  • Est-ce que l’équipe ne comprend pas le sens, ou n’y croit pas ?

D) AUTONOMIE (→ Responsabiliser)

  • Est-ce qu’on vous sollicite pour des décisions simples ?
  • Est-ce que les sujets n’avancent pas sans votre validation ?
  • Est-ce que vous êtes devenu le point de passage obligatoire ?

Erreurs à éviter

  • Passer en “Structurer” mais contrôler chaque détail (micro-management).
  • “Associer” sans décider (réunions qui tournent).
  • “Responsabiliser” sans cadre (délégation-abandon).
  • “Dynamiser” en mode pression (stress + agitation).

Signaux faibles : comment repérer le bon besoin

4 symptômes typiques

⚠️ Manque de clarté
  • On ne sait pas ce qui est prioritaire
  • On refait le travail
  • Les conflits viennent de malentendus
Manque d’énergie
  • L’équipe “fait” mais ne “porte” plus
  • Procrastination / lenteur
  • Cynisme, humour désabusé, soupirs
🤝 Manque d’adhésion
  • “Oui” en réunion, “non” sur le terrain
  • Résistance passive
  • Justifications, contestation, débats sans fin
🧩 Manque d’autonomie
  • Validation permanente
  • Questions pour des sujets simples
  • Vous devenez le goulot

Ce qu'il faut cherche : le besoin principal (celui qui bloque le reste).

4- Exemples concrets sur le terrain

Exemple 1 : Quand tout est flou (→ Structurer)

  • Situation : chacun travaille à sa manière, les priorités changent, les retards s’accumulent, et ça crée des tensions.
  • À faire : vous clarifiez qui fait quoi, vous fixez 3 priorités, et vous mettez un point de suivi simple.
  • Phrase utile : “Je clarifie le cadre pour nous simplifier la vie.”

Exemple 2 : Quand l’équipe manque d’élan (→ Dynamiser)

  • Situation : l’équipe est compétente, mais l’énergie est basse. Le travail est fait, sans envie, sans dynamique.
  • À faire : vous rappelez le sens, vous fixez un objectif court, et vous valorisez un progrès visible.
  • Phrase utile : “On se remet en mouvement, étape par étape.”

Exemple 3 : Quand vous êtes le goulot d’étranglement (→ Responsabiliser)

  • Situation : on vous sollicite pour tout, les décisions bloquent, et vous finissez par saturer.
  • À faire : vous déléguez avec un résultat attendu, une marge de manœuvre, et une date de point.
  • Phrase utile : “Je vous confie ça, et on fait un point rapide dans 2 semaines.”

Exemple 4 : Quand ça résiste “en silence” (→ Associer)

  • Situation : la direction a décidé, vous transmettez, et l’équipe fait le minimum. Pas de conflit ouvert, mais ça freine.
  • À faire : vous posez une question unique (“qu’est-ce qui vous inquiète le plus ?”), vous faites émerger 3 options d’action, vous tranchez, vous testez 1 mois.
  • Phrase utile : “J’ai besoin de votre lecture terrain. On construit 3 options, je tranche, et on teste.”

Exemple 5 : Quand c’est urgent ET flou (→ Structurer puis Dynamiser)

  • Situation : crise client / incident prod : tout le monde s’active, mais sans coordination, et la tension monte.
  • À faire : d’abord vous structurez (priorités, rôles, canal unique, point court), puis vous dynamisez (objectif à 48h, victoire visible, respiration).
  • Phrase utile : “Je cadre pour qu’on arrête de s’éparpiller, puis on vise une victoire rapide.”

Quelques références

Pour situer la logique

Cette approche s’inspire de l’idée centrale du leadership situationnel : adapter le style selon le niveau de besoin (cadre, motivation, implication, autonomie) plutôt que rester figé dans une étiquette.

Sources

  • Leadership situationnel (Hersey & Blanchard) : adaptation du style selon la situation.
  • Motivation : rappels sur le sens et les leviers (ex : Deci & Ryan / autodétermination).
  • Délégation et responsabilisation : cadrage “résultat + marge + contrôle”.

Conclusion

Le plan d'action à mettre en place :

  • Identifiez le besoin dominant : clarté / énergie / adhésion / autonomie
  • Annoncez votre bascule en 3 phrases
  • Activez le mode pendant 1 à 3 semaines
  • Faites un point et ajustez

Le meilleur style de management n’est pas une étiquette. C’est une compétence : choisir le mode utile au bon moment.

  1. Clarifier quand c’est flou.
  2. Mobiliser quand l’énergie baisse.
  3. Associer quand l’adhésion manque.
  4. Responsabiliser quand l’autonomie doit grandir.

Si vous voulez aller plus loin, Kepsom peut vous accompagner. Une formation adaptée est souvent le début de la solution.

C’est là que le changement devient durable.

Repartez des 4 besoins : clarté, énergie, adhésion, autonomie.

Puis choisissez le mode qui traite le besoin principal.

Questions fréquentes

Les questions que tout le monde se pose

On répond aux questions qui reviennent le plus, avec des repères simples, des exemples terrain et des actions à tester dès maintenant.

Quels sont les signes qui montrent que vous utilisez le “mauvais” style au mauvais moment ?

Vous le voyez vite dans 4 signaux très concrets :

  • Vous répétez la consigne plusieurs fois (problème de clarté ou de cadre).
  • Tout dépend de vous (micro-management, autonomie trop faible).
  • Les décisions traînent ou personne ne tranche (trop d’associatif quand il faut cadrer).
  • Le climat se dégrade (tensions, non-dits, passif-agressif : besoin de remettre de la coopération).

Si vous observez 2 signaux ou plus pendant 2 semaines, ce n’est généralement pas “l’équipe qui ne veut pas” : c’est souvent un mode de management à réajuster.

Peut-on changer de style sans perdre en crédibilité ?

Oui, à condition de le rendre lisible.

Le vrai problème n’est pas de changer : c’est de changer sans expliquer pourquoi.

La formule la plus simple :

  • Contexte : “En ce moment, on a [urgence / enjeu].”
  • Intention : “Mon rôle, c’est de sécuriser [résultat / délai / qualité].”
  • Conséquence : “Donc je vais être plus [structurant / direct] pendant [durée].”
  • Retour au normal : “Quand ce sera stabilisé, on repassera sur plus d’autonomie.”

Vous restez ferme sur le cadre, clair sur la raison, et vous évitez l’effet “girouette”.

Quel est le risque numéro 1 quand on veut être un manager “bienveillant” ?

Confondre bienveillance et absence d’exigence.

Un management “sympa” mais flou produit souvent :

  • des attentes implicites,
  • de l’injustice (les bons compensent),
  • et de la frustration des deux côtés.

La règle simple : la bienveillance, c’est respect + clarté.

Vous pouvez être très humain tout en étant très cadrant… surtout sur : objectifs, priorités, responsabilités et points de suivi.